»Les Douze Dames de Rhétorique«  in Text und Bild

Band 15

Karen Straub

»Les Douze Dames de Rhétorique« in Text und Bild

Allegorisches Manifest und literarische Debatte an den Höfen von Burgund und Bourbon

328 Seiten mit 2 Karten und 72 Tafeln
mit 101 s/w und 47 farbigen Abbildungen
16,5 x 23,5 cm, gebunden
€ 69,–
ISBN 978-3-939020-15-8

Mit den Douze Dames de Rhétorique hat sich ein außergewöhnliches Ensemble aus Text und Bild erhalten. George Chastelain, offizieller Historiograph und Dichter am Hof von Burgund, antwortete mit der allegorischen Abhandlung Jean Robertet, Sekretär des Herzogs von Bourbon, im Rahmen eines brieflich geführten literarischen Wettstreits. Das gesamte Konvolut ist in drei illustrierten Handschriften überliefert, wobei das qualitätvollste und früheste Exemplar (Cambridge, UL, ms. Nn. III.2), das 1467/68 vom Meister des Anton von Burgund in Brügge illuminiert wurde, im Mittelpunkt dieser Studie steht.
Die Einzelanalysen der Zwölf Damen verdeutlichen, wie sich Text und Bild zu einer Einheit verbinden. Dabei werden nicht nur das antike und mittelalterliche Rhetorikverständnis miteinander verknüpft, vielmehr offenbart sich eine Theorie der Rede-Künste, die gleichsam religiös durchsetzt ist. In diesem Sinne wird ein Ideal postuliert, das den Dichter als Prototyp des ›uomo universale‹ charakterisiert. Die Douze Dames verkörpern somit ein äußerst anspruchsvolles Dichterideal, das das Selbstbewusstsein und die Ambitionen des burgundischen Hofdichters reflektiert.

Le manuscrit singulier, entitulé « Les Douze Dames de Rhétorique », écrit en 1463, se compose d’une part d’une correspondance entre deux poètes et des dignitaires des cours ducales de Bourbon et de Bourgogne, et d’autre part d’un traité allégorique en vers sur les douze suivantes de la Dame Rhétorique. L’œuvre est transmise en plusieurs exemplaires dont trois contiennent le texte complet et sont illustrés de 15 miniatures flamandes (Cambridge, University Library, ms. Nn. III.2, Munich, Bayerische Staatsbibliothek, Codex gallicus 15 et Paris, BnF, ms. fr. 1174). Le manuscrit le premier et de plus grand qualité aujourd’hui à Cambridge, étant fait pour Jean de Montferrant, qui participait à la correspondance, et attribué au maître d’Antoine de Bourgogne, est à la base de cette étude.
Le traité allégorique, attribué à George Chastelain, se présente comme réponse de l’historiographe des ducs de Bourgogne à Jean Robertet, secrétaire des ducs de Bourbon, au cours du débat littéraire de la correspondance. Ce traité contient les descriptions illustrées des Douze Dames de Rhétorique. Au moyen du texte et des miniatures, les dames proclament d’une manière métaphorique l’acquisition d’une compétence à la fois éthique et poétique et elles forgent l’image d’un auteur idéal. Les connaissances et les vertus formulées par les dames rappellent la conception de la rhétorique antique. De plus cet idéal reflète la conscience de Chastelain et ses ambitions pour établir une position éminente des arts de rhétorique et des auteurs à la cour.

Autorin

Karen Straub studierte an der TU Berlin Kunstgeschichte und ist seit 2013 Kustodin am Museum Schnütgen in Köln.